Maison d’arrêt Saint-Michel (Toulouse)

Référent : CRHCP - Publié le 29/08/2017

Contributeurs : Sophie Victorien, CRHCP



Maison d'arrêt Saint-Michel (Toulouse) 1879
Source : CRHCP
Maison d'arrêt Saint-Michel (Toulouse) 1929
Source : CRHCP
Maison d'arrêt Saint-Michel (Toulouse) 1929
Source : CRHCP
Maison d'arrêt Saint-Michel (Toulouse) 1929
Source : CRHCP
Maison d'arrêt Saint-Michel (Toulouse) 2014
Source : CRHCP
Maison d'arrêt Saint-Michel (Toulouse) 2014
Source : CRHCP
Maison d'arrêt Saint-Michel (Toulouse) 2014
Source : CRHCP
Maison d'arrêt Saint-Michel (Toulouse) vers 1980
Source : CRHCP
Maison d'arrêt Saint-Michel (Toulouse) vers 1985
Source : CRHCP

Adresse

18bis Grande-Rue Saint-Michel à Toulouse (31 000)
TOULOUSE

Ouvert au public : Non

  • Identité
    • Localisation : France, Occitanie, Haute-Garonne, Toulouse
    • Date de Construction : 1862
    • Période de fonctionnement : 1862-2009
    • Particularités :

      Le projet de construction de l'architecte toulousain Jacques-Jean Estié date de 1855 mais pour des raisons financières les travaux ne commencèrent qu'en 1862 et durèrent 9 ans. Les premiers détenus furent accueillis en mars 1872.

      Le castelet (l'entrée de la prison), la cour d'honneur où plusieurs résistants ont été fusillés pendans la Seconde Guerre mondiale, et les bâtiments qui la bordent ont été inscrits aux Monuments historiques en 2011. Le transfert de gestion de l'ancienne prison Saint-Michel à la commune de Toulouse a été acté en septembre 2013.

    • Statut patrimonial : classé monument historique
    • Référence Mérimée (Monuments historiques)

    • Fonctions :
      • 1862 à 1946 - maison d'arrêt, de justice et de correction

        • Genre des détenus : Homme, Femme
        • Catégorie d'âge des détenus : Majeur
      • 1946 à 2009 - maison d'arrêt

  • Dates-clés
    • Mars 1872 - Arrivée des premiers détenus

      Arrivée des premiers détenus de l’ancienne maison d’arrêt dite du Sénéchal. Un quartier femmes non prévu à l’origine est ouvert.

    • 1913 - Première exécution publique devant la prison

    • 1923 - Dernières exécutions publiques devant la prison

    • 1943 - Exécution dans la prison de Marcel Langer (FTP- MOI)

    • 1944 - Exécutions dans la prison de Louis Sabatier, Jacques Grignoux dit « Broussin », Enzo Godeas, Louis Devic, Henri Devic, Diego Rodriguez Rollado, tous FTP-MOI

    • 1948 - dernières exécutions dans la cour du Castelet de la prison

    • 02/08/1978 - 03/08/1978 - Évasions

    • Janvier 2003 - Transfert des détenus dans la nouvelle maison d’arrêt de Seysses

    • 2009 - Fermeture du Centre de semi-liberté de l’ancien quartier de femmes

    • 22/10/2013 - Transfert officiel à la ville de la gestion de l’entrée de l’ex-prison (castelet, cour d’honneur et bâtiments qui la bordent) pour « perpétuer la mémoire » et « participer à la vie du quartier »

  • Personnes liées à l'établissement

      ESQUIÉ, Jacques-Jean

      Dates : 1817-1884

      Statut : architecte


      Biographie

      ESQUIÉ, Jacques-Jean, (architecte) (1817-1884)

      LANGER, Marcel

      Dates : 1903-1943


      Biographie

        Marcel Langer :  membre des Brigades internationales, puis résistant toulousain. Sortant de sa cellule pour être guillotiné, rapporte le procès-verbal d’exécution, il s’écrie : « Vive la France ! À bas les Boches  ! Vive le Parti communiste  ! » Au même moment, les détenus des cellules voisines entonnent la Marseillaise. C’est au petit matin du 23 juillet 1943, à 5 h 40 précisément, que Marcel, Mendel de son prénom polonais, Langer est guillotiné dans la prison Saint-Michel à Toulouse. Le rabbin de Toulouse Nathan Hosanski l'accompagne. Marcel n'est pas croyant mais le rabbin est auprès de lui pour lui transmettre un message d'adieu de la part de ses camarades.

         

        Source :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Langer_%281903-1943%29

      LANGER, Marcel(1903-1943)

      MALRAUX, André

      Statut : écrivain-e


      Biographie

        André Malraux : En mars 1944, son frère Claude, résistant, est pris par la Gestapo. En mai, son autre frère Roland, adjoint au Major Harry Peuleve, du SOE, qui l’avait mis en rapport avec les réseaux de Résistance et le groupe Vény du Lot, est aussi arrêté. Motivé par la raison et ces raisons, André Malraux monte au combat dans la clandestinité sous le patronyme de « Colonel Berger ». Dans la zone R5 regroupant la Corrèze, le Périgord, la Dordogne et le Lot, il a pour mission d’unifier les maquis de cette région par la création d’un Etat-major Interallié. De retour d’un maquis du Tarn et d’une rencontre avec Serge Ravanel, chef régional de la FFI, il fait face à une colonie blindée allemande. Il est le seul à tomber sous le joug allemand [arrêté le 22 juillet 1944] et est transféré à Toulouse à la prison Saint-Michel, où il sera  libéré le 19 août 1944.

        Source : http://toulousepost.com/2015/08/18/le-19-aout-1944-la-resistance-liberait-toulouse-et-andre-malraux/

      MALRAUX, André, (écrivain-e)

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