Fourches patibulaires de Chézery

Référent : Carine Renoux  - Publié le 06/03/2024  - Dernière modification le 20/03/2024

Contributeurs : Carine Renoux



1. Emplacement qui supportait les fourches patibulaires de Chézery, nommé « patibule », entre la seigneurie de Chézery et le prieuré de Nantua, plan de Durieu, 1753
Service Historique de la Défense, J10 C791
Source : ©Ghislain Lancel
Élévation de terre où devaient être situées les fourches patibulaires de Chézery (2022)
Source : ©Ghislain Lancel

Adresse

Non précisée
CHÉZERY

Ouvert au public : Non

  • Identité
    • Localisation : France, Auvergne-Rhône-Alpes, Ain, Chézery
    • Date de Construction : Moyen Âge
    • Période de fonctionnement : ?-1790
    • Particularités :

      Au Moyen Âge, la justice est visible dans l’espace public par les arrêts énoncés et par les peines exécutées sur la place publique. Les fourches patibulaires marquent les esprits par les corps des condamnés pendus ou accrochés parfois jusqu’à la décomposition pour servir d’exemple et faire peur. Elles étaient souvent situées à l’extérieur des villes et villages, en limite des seigneuries pour signaler les limites des territoires de justice. Les positions en hauteur étaient privilégiées pour être visibles de plus loin et marquer les passants. Les fourches patibulaires de la justice de Chézery, étaient situées à proximité des bornes limitant le territoire seigneurial.

      L’abbaye de Chézery avait demandé au Sénat de Savoie le rétablissement des fourches en 1682.

      Une élévation de terre au toponyme de « patibule » laisse deviner l’ancienne fonction du lieu, dénommé autrefois « Planche de Cretau » et actuellement « la Planche à Dujoux ».


    • Fonctions :
      • ? à 1790 - Lieu de pendaison, Lieu d'éxécution de peine capitale, Lieu d'exposition

  • Dates-clés
    • 1563 - Lettres patantes d'Emanuel Philibert en faveur de Philippe de Gerbais (1563)

      "Lettres patantes d'Emanuel Philibert en faveur de Philippe de Gerbais, sieur de Mussel, Chastillion, Michaillie, et Billiaz, par lesquelles luy est permis de faire élever et réediffier des fourches patibulaires a trois pilliers dans ses jurisdictions, aux mêmes lieux ou elles étoint cy devant, avec une requeste ensuitte présentée au dit sénat aux fins de vérification et enthérinement des dittes lettres, le décret ensuitte conforme aux dittes réquisitions du 3 mars 1563." (Archives départementales de Savoie, 2 B 204, f°34 v.)

    • 1682 - L’abbaye demanda au Sénat de Savoie le rétablissement des fourches [Archives départementales de Haute-Savoie, 1 G 333, Suppl. 19.]

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  • Statistiques
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