Prison de la Petite-Roquette

Référent : Marc Renneville  - Publié le 10/04/2017  - Dernière modification le 20/08/2018

Contributeurs : Catherine Prade, Marc Renneville, Sophie Victorien



Façade de la Petite-Roquette (H.-A. Collard 1875)
Source : Collection Zoummeroff/Criminocorpus
Plan d'ensemble de la Petite-Roquette
Source : Collection Zoummeroff/Criminocorpus
Vue de la rotonde centrale de la Petite-Roquette (H.A. Collard 1875)
Source : Collection Zoummeroff/Criminocorpus
Chapelle de la Petite-Roquette (H.-A. Collard, 1875)
Source : Collection Zoummeroff/Criminocorpus

Adresse :

143 rue de la Roquette
75011 PARIS

Ouvert au public : Non

  • Identité
    • Localisation : France, Ile-de-France, 75011 Paris
    • Date de Construction : 1825-1836
    • Période de fonctionnement : 1836-1973
    • Particularités :

      Construite à proximité du cimetière du Père-Lachaise, sur l’ancien terrain des Hospitalières de la Roquette, la prison occupait une superficie de 25 000 mètres carrés. La première pierre avait été posée en 1825, et l’ouverture avait eu lieu en 1836. L’architecte Louis-Hippolyte Lebas (1782-1867) avait privilégié un plan panoptique hexagonal symétrique pour six quartiers séparés par six couloirs en rayons, flanqués aux extrémités d’une tourelle en saillie, qui aboutissaient à un fossé central, au milieu duquel s’élevait une tour surmontée de la chapelle. Elle comprenait environ 500 cellules avec un réfectoire et une classe commune pouvant accueillir 250 personnes. Construction initiée sous la Restauration pour les femmes, elle recevait, le 11 septembre 1836, de jeunes détenus et devenait de ce fait « la Maison des jeunes détenus » de Paris. En 1840, le régime cellulaire strict (isolement de jour et de nuit) y fut appliqué, une chapelle cellulaire de 276 alvéoles fut même aménagée pour que les enfants suivent l’office sans voir leurs voisins. Environ 400 enfants y étaient incarcérés entre 1848 et 1850. Le 7 août 1865, à la suite d’une visite en juin de l’impératrice Eugénie, le système d’isolement individuel total fut abandonné, et les enfants dispersés dans les colonies pénitentiaires agricoles. La Petite Roquette devint un lieu de passage pour les prévenus des tribunaux de la Seine, enfants et adultes, tout en conservant un quartier de correction paternelle et se dégrada progressivement. En juillet 1932, à la fermeture de Saint-Lazare, la Petite Roquette fut affectée aux femmes prévenues de Paris. En 1961, sa population était de 300 détenues. En 1973, lors de sa fermeture, les cellules ne possédaient ni chauffage, ni eau, ni toilettes et le dernier étage était totalement abandonné. Les femmes furent transférées à la maison des femmes de Fleury-Mérogis (Essonne), nouvellement mise en service.
      Malgré une ample pétition, la démolition des bâtiments fut effectuée dès mars 1974. Seul subsista le portail d’entrée. Une plaque commémorative rappelle la présence de plusieurs milliers de résistantes dans la prison parisienne entre 1940 et 1944.


    • Fonctions :
      • 1836 À juillet 1932 - maison d'éducation correctionnelle

        • Catégorie d’âge des détenus : Mineur
      • juillet 1932 À 1973 - maison d'arrêt, de justice et de correction

        • Genre des détenus : Femme
  • Dates-clés
    • Personnes liées à l’établissement

        GENET, Jean

        Dates : 1910-1986

        Statut : détenu-e


        Biographie

          Écrivain incarcéré en 1925 à la prison de la Petite Roquette puis à la colonie pénitentiaire agricole de Mettray jusqu'à ses 18 ans.

          Bibliographie :

          Jean Genet, Le miracle de la rose, Lyon, L'Arbalète, 1946.

        GENET, Jean (détenu-e) (1910-1986)

    • Statistiques
    • Ressources